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25 articles avec les expressions

Au secours!

Publié le par Sifranc le correcteur

Les mots en voie de disparition

source:Jean d'Ormesson/extraits et adaptation de Sifranc

 

XXe siècle                  XXIe siècle

 

Inculpation          mise en examen

 

Instituteur            maître d’école

 

Maîtresse        professeure d’école. Les maris infidèles n'ont plus de maîtresse mais une «amie». Les épouses qui vont à gauche conservent le mot «amant», plus romantique

 

Mourant             personne en «phase terminale». Ne dites pas à votre fils qu'il est en terminale mais qu'il va passer son bac. Pour désigner un homme mort, doit-on parler d'un individu «en phase terminée»?

 

Pauvre                un défavorisé, un exclu, (un «sans-dents» selon F.H.)

 

Race                   d'appartenance ethnique

 

Servante          anciennement : la bonne. Actuellement : employée de maison. Quand elle s'occupe de vieux pardon de personnes âgées elle devient «auxiliaire de vie»

 

Séquestré           retenu contre son gré

 

Vandales            jeunes en colère

 

Vandalisme        incivilités

 

Vol                      enrichissement personnel

 

Voyous               individus connus des services de police

 

Lapalissade ou vérité de la Palice

Publié le par Sifranc le correcteur

Une évidence crasse

Jacques de Chabanne, seigneur La Palice est né vers 1470.

Le mot lapalissade vient de la ville de La Palisse, dans l'Allier (F).

L'épitaphe dédiée à La Palice (1525) «S’il n’était pas mort, il ferait encore envie» a été retranscrite par «S’il n’était pas mort, il serait encore en vie» (voir photo s long)

d’où l’origine de l’expression une vérité de la Palice ou lapalissade, affirmation d'une évidence crasse.Le pauvre maréchal de France doit se retourner dans la nef du château Jacques de La Palice où il repose, car il n'est pas à l'origine de cette bévue, commise à l'insu de son plein gré, dixit Richard Virenque

Le s long de l'époque sujet à confusion avec le f

Le s long de l'époque sujet à confusion avec le f

«Tu te rends compte, si on n'avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart…»

Johnny Hallyday (au Dakar 2002)

Terminologie

Publié le par Sifranc le correcteur

«N’appelle pas la police, s’il te plaît!»

Il est des fois des expressions qui ont de la peine à entrer dans l’esprit des gens. Par exemple, le mot police qui définit les caractéristiques (termes et conditions) d'un contrat d'assurance. Dans l’imprimerie, une police de caractères fixe les caractéristiques (formes, empattement) d'un groupe de caractères.

Aujourd’hui, je vais vous parler de Luigi (prénom d’emprunt) qui m’avait invité chez lui pour me présenter l’ordinateur qu’un ami venait de lui offrir. Il n’avait aucune idée de ce que c’était un clavier et l’usage qu’on pouvait faire d’un ordinateur, à l’époque où internet n’existait pas encore, c'est-à-dire à la fin des années 80.

Il faut dire que ce matos lui avait été proposé par un gaillard qui se servait les soirs de pleine lune dans les rues de la ville. Des imprimantes, des claviers et des écrans jonchaient les trottoirs le mercredi soir pour le ramassage mensuel des déchets encombrants du jeudi.

Je lui branche donc l’écran à la prise électrique et j’active la touche Démarrer. On attend le résultat, une éternité pour allumer cet ordi pourri. La fenêtre s’ouvre sur un bleu immaculé. Je cherche un programme dans la barre d’outils et je lui balance : « Il faut chercher une police ! »

«Faut pas appeler la police!»

Tout paniqué, il me raconte que son copain lui a fait jurer que le butin trouvé dans la rue devait rester secret. En effet, il est interdit, en tout cas en Suisse, de se servir de choses destinées à la voirie. Tout abus est considéré comme vol et la police peut s’en mêler pour vous dénoncer au ministère public.

Alors, je ne cite plus ce mot quand j’explique aux néophytes ce qu’est un catalogue de caractères. Il y a aussi le terme « fonte », Font en anglais, qui est à l’origine des caractères d’imprimerie fondus dans le plomb. Le cicéro correspondait au corps de 12 points, et les lettres étaient triées dans une casse. Que des termes propres à l’imprimerie.

 

Casse.jpg    Casse-typo.jpg

Répartition des lettres de plomb...                  ... dans la casse.

Le composteur

Le composteur

(photo dr)

(photo dr)

Expressions à la carte

Publié le par Sifranc le correcteur

traincache1                                                                                                        

http://www.les-expressions.com/

Amusante, la langue française!

Les termes empruntés au monde animal sont partout. 
Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes tous, un jour ou l'autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.
Vous arrivez frais comme un gardon à votre premier rendez-vous et là, pas un chat! 
Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Le type qui vous a obtenu ce rancard, avec lequel vous êtes copain comme cochon, vous l'a certifié: «Cette poule a du chien, une vraie panthère!» C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois, mais non, elle arrive.
Bon, dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, avec sa crinière de lion, est en fait plate comme une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine.
Vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le bourdon, envie de verser des larmes de crocodile. Vous finissez par vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. Vous avez beau être doux comme un agneau, il ne faut tout de même pas vous prendre pour un pigeon!

Curiosités de la langue française! 
- On remercie un employé quand on n'est pas content de ses services. 
- On passe des nuits blanches quand on a des idées noires. 
- Pourquoi dit-on d'un pauvre malheureux ruiné qu'il est dans de beaux draps?
- Pourquoi, lorsque vous dites à quelqu'un: «Je ne partage pas votre avis!», il peut répondre «Les avis sont partagés»? 
- Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d'avoir couru? 
- Quand un homme se meurt, on dit qu'il s'éteint. Quand il est mort, on l'appelle «feu». 
- Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront? 
- Pourquoi parle-t-on des quatre coins de la terre, puisque la terre est ronde?  
- Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois : «Je viens de louer un appartement»? 
 - Comment peut-on faire pour dormir sur les deux oreilles? 
 - Pourquoi appelle-t-on coup de grâce le coup qui tue? 
 - Pourquoi lorsque l'on veut avoir de l'argent devant soi, faut-il en mettre de côté? 
 - Le pot a des oreilles et nous disons: «Sourd comme un pot.» 

 - Pourquoi dit-on: «embarras de voitures» quand il y a trop de voitures, et «embarras d'argent» quand il n'y a pas assez d'argent? 

Soixante-dix ou septante?

Publié le par Sifranc le correcteur

Max la Menace et l’Agent 99

Max la Menace (Get Smart) a joué dans une série télévisée américaine diffusée entre 1965 et 1969. Adolescents, on aimait prononcer Quatre-vingt-dix-neuf, ça faisait sourire en parlant de l’Agent 99. Si l’on avait prononcé l’Agent nonante-neuf, on aurait cassé l’ambiance...

Mais pourquoi les Français disent soixante-quatorze pour 74 et quatre-vingt-dix-neuf pour 99? Pourtant, le Parisien emploiera correctement le terme de «septuagénaire» si la personne en question a entre septante et septante-neuf ans. Le même Français dira «nonagénaire» pour la dame avouant son âge compris entre nonante et un et nonante-neuf ans.

D'où ma conclusion logique: septua = septante et nona = nonante...

Le son «ante»

Résumons: quarante, cinquante, soixante, septante, huitante, nonante (tiens, encore une variante: huitante ou quatre-vingts?) Huitante se limite à certains cantons suisses (Vaud, Fribourg et Valais). Et c’est sûrement plus logique, mais moi je suis Neuchâtelois et j'ai de la peine à m'y faire...

 

Faisons un peu de dérision:

Le test du numéro de téléphone

Imaginez quelqu’un dictant son numéro 079 599 872 xx (j’ai mis deux x pour non-validation).

Le numéro à énoncer façon hexagonale:

06019  58019  86012  xx

Allô, y a quelqu’un au bout du sans-fil ?

Test de compréhension
Numéro de tél. à énoncer à la mode française:
06019 58019 86012 xx

Soixante-dix ou septante?

Une leçon de philo

Publié le par Sifranc le correcteur

Le syndrome du cric... 

... ou l’échafaudage d’hypothèses improbables


La parodie qui nous est contée par un humoriste dont le nom m’a échappé et qui date des années 70, résume la réaction d’un citoyen bien sous tous rapports mais qui perd les pédales dès qu’un événement imprévu vient contrecarrer ses habitudes. Sifranc le correcteur a réécrit de mémoire cette leçon d’anthologie que chacun de nous pourra vérifier au quotidien. Le comportement de l’être humain, toujours enclin à chercher l’hypothétique vice de forme, n’a pas changé depuis la nuit des temps.
Ah, la suspicion quand tu nous tiens...

Un automobiliste roule allègrement sur une route de campagne quand soudain il constate qu’un pneu est complètement plat. Sans se dégonfler, il sort et ouvre le coffre pour sortir la roue de secours. Le drame, c’est qu’il ne trouve pas le cric. Déboussolé dans ce coin perdu, il longe le bord de la chaussée pour essayer de détecter soit une enseigne d’un garage ou un panneau d’entrée de village. Après une demi-heure de marche en solitaire, il aperçoit dans le lointain un domaine agricole. «Ce fermier a sûrement un tracteur, il doit avoir un cric», se dit notre bonhomme en se dirigeant vers la ferme. Il ne cesse de s’inquiéter: «Oui, mais si je lui demande de me prêter son cric, il va peut-être penser que je vais changer mon pneu et me sauver avec son cric!»
Ses pensées le hantent à chaque nouveau kilomètre parcouru. «Oui mais je vais lui dire que je suis quelqu’un d’honnête et que je ne perdrais pas ma réputation pour un cric!» Sa pauvre tête triturée chauffe de plus belle avec cette pensée: «Mais il s’est peut-être déjà fait voler un cric et il se moquera bien de ma bonne réputation.»
Après une brève pause destinée à scruter le passage d’un éventuel automobiliste complaisant, de guerre lasse il se dit: «Les fermiers ont beaucoup d’enfants, je pourrais lui proposer qu’un de ses garçons m’accompagne et je le ramènerais chez lui avec le cric!»
Une centaine de mètres plus loin: «Mais, s’il n’a pas de garçon, il doit sûrement avoir une fille qui pourrait m’accompagner et que je ramènerais à la ferme avec le cric!»
En s’approchant de la ferme: «Oui, mais, si c’est une fille, le paysan aura peur que j’abuse d’elle et il refusera ma proposition.»
Devant l’entrée principale du domaine, il se parle à lui-même: «Mais si le cric d’un tracteur n’est pas fait pour une voiture, moi j’aurai marché tout ça pour rien...»
Continuant à soliloquer, il frappe timidement à la porte. Le fermier ouvre et lui demande aimablement: «Est-ce que je peux vous aider?»
Et le gars de vociférer: «Allez vous faire foutre avec votre cric!»                (dr)

 

Sifranc emploie souvent l'expression: faire le cric (cesser de)

– On va de nouveau avoir la visite de tes amis célibataires!

– Arrête de faire le cric, chérie, ils sont tous partis en vacances...

Expressions animales

Publié le par Sifranc le correcteur

Cris d'animaux et chants d'oiseaux (cachés)

Du bourdonnement de l'insecte jusqu'aux aboiements du chien, mille bruits rompent le silence et souvent l'expression fait défaut au moment de traduire ce que nous entendons. Voici – appliquée aux animaux et aux oiseaux – l'appellation exacte de chacun d'eux. Afin de mieux les mémoriser, ces cris sont cachés. Faites CTRL A (ou surbrillez la souris sur l'animal) pour les découvrir un à un.

l'abeille bourdonne;
l'aigle trompette ou glatit;
l'alouette turlute;
l'âne brait;
le bœuf meugle;
la brebis bêle;
la buse piaute;
la caille margaude;
le canard cancane;
le cerf brame,
le chien aboie;
le chat miaule;
le cheval hennit, s'ébroue, piaffe, renâcle;
la chèvre bêle,
la chouette chuinte;
la cigale criquette;
la cigogne craquette ou glottore;
le cochon grouine;
la colombe roucoule;
le coq chante;
le corbeau croasse;
le coucou coucoule;
le criquet stridule;
le crocodile pleure;
le dindon glougloute;
l'éléphant barrit;
l'épervier glatit;
le geai cajole;
la grenouille coasse;
le hibou hulule;
l'hirondelle gazouille;
le jars jargonne;
le lapin clapit;

le lion rugit;
le loup hurle;
la marmotte siffle,
le merle aussi;

la mésange zinzinule;
la fauvette aussi;

le moineau pépie;
l'oie cacarde;
l'ours grogne;
le paon criaille ou braille;
la perdrix brourrit;
le perroquet cause, craque, jase, parle;
la perruche jabote;
la pie jacasse;
le pinson ramage;

la pintade cacabe;
la poule caquette;
le poussin piaille,
le renard glapit;
le rossignol chante;
le sanglier grommelle ou nasille;
le singe hurle;
la souris chicote

(photo dr)

(photo dr)

Pour tout savoir (bis)

Publié le par Sifranc

L’héraldique

 

4 émaux:

sable              noir

gueules          rouge

sinople           vert

azur                bleu

 

2 métaux:

or                    jaune

argent             blanc

 

senestre (g)   inversé pour le spectateur (droite)

dextre (dr)      idem, gauche

 

L’écu:

pals, fasces, les chevrons, le chef, le blason

 

Couleurs :

L’hermine, la contre-hermine

le vair, le contre-vair

la carnation (pour l’homme)

le naturel (pour l’animal)

le pourpre, ou le violet

 

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/73/00/H-raldique.pdf

 

18 expressions à découvrir

Publié le par Sifranc le correcteur

  1. Bouffer (manger ou sucer) les pissenlits par la racine
  2. Faire bonne chère
  3. Faire chou blanc
  4. Faire ses choux gras
  5. Un cordon bleu
  6. Faut pas cracher dans la soupe !
  7. Je ne sais pas si c'est du lard ou du cochon.
  8. Ce n'est pas ma tasse de thé.
  9. C'est pas de la tarte !
  10. Ne me raconte pas des salades !
  11. Faut pas en faire tout un fromage !
  12. Il est tombé dans la marmite.
  13. Il a mis de l'eau dans son vin
  14. La moutarde me monte au nez
  15. Ça m'est resté en travers de la gorge
  16. Il faut boire le vin quand il est tiré
  17. Les carottes sont cuites !
  18. C'est la fin des haricots

Le bas ou le bât?

Publié le par Sifranc le correcteur

Rien à voir avec les bas nylon!

 

C’est là que le bât blesse
 

exprime la cause d’une peine ou d’une souffrance.
 

Explication:
L'origine de cette expression, souvent confondue avec le bas qui pourrait blesser l'amoureux impatient, remonte au milieu du XVe siècle. A cette époque, les muletiers posaient sur le dos de leurs bêtes de somme des bâts sur lesquels on accrochait les bagages et autres colis. C’est là que le bât blesse signifie que le bât mal fixé ou résultant d'une charge trop lourde pouvait irriter l'animal.

Par extension, et sur le plan psychologique, on emploie cette expression quand on a trouvé la cause d’une souffrance ou découvert le point sensible d’une personne.

Un bât mais aussi un cacolet
Un cacolet est une sorte de panier doté d'un dossier que l'on fixait sur le dos d’un cheval, d’un âne ou d'un mulet et qui servait au transport de personnes.

 

Graphie contestée

Publié le par Sifranc le correcteur

L'expression
au temps pour moi

Le Français correct de Maurice Grevisse, Le Petit Robert et la plupart des auteurs normatifs (comme Girodet ou Jouette) préconisent «au temps pour moi». On évoque fréquemment une origine militaire («temps» successifs de maniement d'arme, comme on a «au temps pour les crosses»), parfois une origine musicale.
L'expression est utilisée par celui qui, investi de l'autorité (quelle qu'en soit la nature), vient de faire commettre une «fausse manoeuvre collective» et, par extension, par celui qui s'est trompé et s'en rend compte avant les autres.

Boire énormément

Publié le par Sifranc le correcteur

L’expression: à tire-larigot  

Quand on était gamins, on disait souvent «A tire la rigole» pour exprimer l’abondance de quelque chose. Je crois même que c’était plus souvent «A tort la rigole», car il y avait une connotation punitive suite à un abus. «Tu viens de finir la bouteille de limonade que je viens d’acheter!», criait ma mère. Comme mon grand-père quand il rentrait de son tournoi de cartes et qu’il avait bu à tire-larigot sans pourtant tomber dans la rigole. 
L’origine viendrait de gosier: boire «à tire-gosier», boire beaucoup. 
Les Français penchent pour la version suivante: nom venant d’une des grosses cloches de la cathédrale de Rouen portant la marque La Rigault, nom de son donateur, archevêque de son état. Son poids faisait tirer la langue aux sonneurs. Les pauvres avaient le gosier en pente... 
D’autres linguistes penchent pour l’origine d’une petite flûte. Boire à tire-larigot viendrait de l’attitude apparentée au joueur de flûteau, qui ne quitte pas son instrument des lèvres et qui aspire comme un fumeur de joints! 

Les larmes feintes

Publié le par Le stylo rouge

Verser des larmes de crocodile

 


Une chanson parlait d'une fille en train de noyer son chagrin d’amour: «Tu pleures des larmes de crocodile.» L’auteur pensait que, l’animal étant si grand, ses larmes devaient être immenses. Rien de plus faux! On dit que le crocodile vagit, du verbe vagir, attribué également au lièvre et au nouveau-né. Les vagissements sont les cris de l’enfant qui vient de naître. La légende dit que, par ruse, le saurien imite le cri du nouveau-né pour qu’on s’en approche.
Alors Mesdames, méfiez-vous de votre fibre maternelle. 
En voulant porter secours au pseudo-bébé abandonné au bord du marécage, vous pourriez vous faire manger toutes crues par ce grand hypocrite. Ses pleurs sont formés de larmes hypocrites, terme approprié à une personne pas sincère. Rien à voir donc avec la fille qui pleure à chaudes larmes pour ses amours perdues...

Point barre

Publié le par Le stylo rouge

L’expression «Point barre»
Dactylographie: le point de ponctuation est toujours suivi d’un espace* qui s'obtient en appuyant sur la barre d'espace du clavier. 
En fait, cette expression me semble relever d'une dérive incorrecte du langage puisqu'elle est employée avec le sens de point final alors que la barre d'espacement qui suit le point indique qu'il s'agit d'une simple ponctuation et donc qu'une nouvelle phrase commence. Point-à-la-ligne n'aurait pas la même force d'expression qui se veut sans réplique. 

Autre hypothèse
Dans les lettres administratives émanant du Ministère des finances, le dernier alinéa se terminait non pas par un point mais par un point suivi d'une barre transversale (./) d’où l’expression point barre...

* d'une espace (féminin en terme  typographique) 

Acquérir de l'expérience

Publié le par Le stylo rouge

«Prendre de la bouteille»

signifie: acquérir de l'expérience en vieillissant.

 

Certains confondent avec «prendre du poids, choper le gros ventre».

Ne pas jeter le bébé

Publié le par Le stylo rouge

Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain

signification:

Perdre de vue l’essentiel d’une chose en décidant de la laisser tomber.

 

Les bains se prenaient dans un grand tonneau rempli d'eau chaude. L'homme de la maison avait le privilège de passer le premier, puis les autres fils et les hommes; après les mâles venaient les femmes et finalement les enfants. Le dernier de tous, le bébé. Mais comme l'eau était devenue très sale et qu'on pouvait perdre quelqu'un au fond, on lançait la phrase, avant de vider le tonneau : «Attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain...» 

Une affaire obscure

Publié le par Sifranc le correcteur

 

La partie cachée de l’iceberg

Cette expression résume assez bien le monde des affaires. Une escroquerie annoncée à hauteur de 100 millions de francs agite les médias. Après enquête, il se trouve que la banqueroute s’élève à plus de 300 millions de francs. Après coup, on pourra dire: 100 millions seulement?, ce n'était que la pointe de l'iceberg.

Les 300 millions, c'était la partie cachée de l'iceberg.

 

Formation des icebergs 
Les glaces flottantes s'épaississent au fil des années. A une certaine hauteur, le poids les fait se retourner sur elles-mêmes. La partie non immergée se retrouve dans les eaux gelées de l’océan. Ne dépasse à l’air libre que le 1/8 de la surface du bloc. 
 

Plastic ou plastique?

Publié le par Sifranc le correcteur

Ce modèle dont la plastique est parfaite peut faire l'effet d'une bombe...

 

 

bonus:    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/73/00/arte-sexo.pps 

Le terme plastique est relatif au modelage 

Exemple: la chirurgie plastique, la chirurgie esthétique et réparatrice. 
Les arts plastiques, sculpture, architecture, dessin, peinture. 
Qualité, beauté d’une œuvre ou d’un modèle. 
Beauté des formes du corps (voir photo). 
La matière plastique, des jouets en plastique. 
A ne pas confondre avec l’explosif: le plastic. 
Un attentat au plastic, le plasticage d’un véhicule. 
Une charge de 3 kilos de plastic. 
La confusion des deux termes provient de l’anglais.

La poire

 

Un abricot qui a de la pêche...

Expression bizarre (1)

Publié le par Sifranc le correcteur

(photo dr)

Se mettre le doigt dans l'œil
Se tromper complètement, de façon stupide.
On entend aussi parfois: se mettre le doigt dans l'œil jusqu'au coude.

Expression bizarre (2)

Publié le par Le stylo rouge

Tirer les vers du nez
Réussir avec malice à tirer des informations à quelqu'un alors qu’il ne voulait, a priori, pas se prononcer.

Expression bizarre (3)

Publié le par Sifranc le correcteur

Avoir la tête dans le cul

(photo dr)


Le bébé de la photo (non truquée) est tellement joufflu qu'il résume, à son corps défendant, toute cette expression apparemment triviale mais qui figure dans tous les bons dictionnaires.

Signifie:
être mal réveillé, très fatigué après un lendemain de fête.

Expression bizarre (4)

Publié le par Sifranc le correcteur

Un vent à décorner les bœufs
 

Etant prouvé que les mouches ne volent pas par journée de grand vent, les fermiers en profitaient pour couper les cornes de leurs bœufs. 
Le vent favorisait la cicatrisation et les mouches étaient quittes de venir contaminer les plaies.

 

 

Coupe sombre ou coupe claire?

 

Une coupe claire, pratiquée pour laisser passer la lumière, consiste à abattre un grand nombre d’arbres. Elle est donc plus sévère qu’une coupe sombre, consistant à abattre quelques arbres seulement, sans que le sous-bois s’en trouve éclairé. Terme se sylviculture.
Un auteur doit donc redouter davantage la coupe claire que la coupe sombre dans son texte, et
les coupes claires dans les crédits sont plus à craindre que les coupes sombres.

Exemple fautif:
«Les coupes sombres pratiquées dans le personnel par l'ennemi et ses complices.» in: Mémoires de guerre de Charles de Gaulle