Le syndrome du cric...
... ou l’échafaudage d’hypothèses improbables
La parodie qui nous est contée par un humoriste dont le nom m’a échappé et qui date des années 70, résume la réaction d’un citoyen bien sous tous rapports mais
qui perd les pédales dès qu’un événement imprévu vient contrecarrer ses habitudes. Sifranc le correcteur a réécrit de mémoire cette leçon d’anthologie que chacun de nous pourra vérifier au
quotidien. Le comportement de l’être humain, toujours enclin à chercher l’hypothétique vice de forme, n’a pas changé depuis la nuit des temps.
Ah, la suspicion quand tu nous tiens...
Un automobiliste roule allègrement sur une route de campagne quand soudain il constate qu’un pneu est complètement plat. Sans se dégonfler, il sort et ouvre le
coffre pour sortir la roue de secours. Le drame, c’est qu’il ne trouve pas le cric. Déboussolé dans ce coin perdu, il longe le bord de la chaussée pour essayer de détecter soit une enseigne d’un
garage ou un panneau d’entrée de village. Après une demi-heure de marche en solitaire, il aperçoit dans le lointain un domaine agricole. «Ce fermier a sûrement un tracteur, il doit avoir un
cric», se dit notre bonhomme en se dirigeant vers la ferme. Il ne cesse de s’inquiéter: «Oui, mais si je lui demande de me prêter son cric, il va peut-être penser que je vais changer mon pneu et
me sauver avec son cric!»
Ses pensées le hantent à chaque nouveau kilomètre parcouru. «Oui mais je vais lui dire que je suis quelqu’un d’honnête et que je ne perdrais pas ma réputation pour
un cric!» Sa pauvre tête triturée chauffe de plus belle avec cette pensée: «Mais il s’est peut-être déjà fait voler un cric et il se moquera bien de ma bonne réputation.»
Après une brève pause destinée à scruter le passage d’un éventuel automobiliste complaisant, de guerre lasse il se dit: «Les fermiers ont beaucoup d’enfants, je
pourrais lui proposer qu’un de ses garçons m’accompagne et je le ramènerais chez lui avec le cric!»
Une centaine de mètres plus loin: «Mais, s’il n’a pas de garçon, il doit sûrement avoir une fille qui pourrait m’accompagner et que je ramènerais à la ferme avec le
cric!»
En s’approchant de la ferme: «Oui, mais, si c’est une fille, le paysan aura peur que j’abuse d’elle et il refusera ma proposition.»
Devant l’entrée principale du domaine, il se parle à lui-même: «Mais si le cric d’un tracteur n’est pas fait pour une voiture, moi j’aurai marché tout ça pour
rien...»
Continuant à soliloquer, il frappe timidement à la porte. Le fermier ouvre et lui demande aimablement: «Est-ce que je peux vous aider?»
Et le gars de vociférer: «Allez vous faire foutre avec votre cric!»
(dr)
Sifranc emploie souvent l'expression: faire le cric (cesser de)
– On va de nouveau avoir la visite de tes amis célibataires!
– Arrête de faire le cric, chérie, ils sont tous partis en vacances...
2
Cris d'animaux et chants d'oiseaux (cachés)
Du bourdonnement de l'insecte jusqu'aux aboiements du chien, mille bruits rompent le silence et souvent l'expression fait défaut au moment de traduire ce que nous
entendons. Voici – appliquée aux animaux et aux oiseaux – l'appellation exacte de chacun d'eux. Afin de mieux les mémoriser, ces cris sont cachés. Faites CTRL A (ou surbrillez la souris sur l'animal) pour les découvrir un à un.
l'abeille bourdonne;
l'aigle trompette ou glatit;
l'alouette turlute;
l'âne brait;
le bœuf meugle;
la brebis bêle;
la buse piaule;
la caille margaude;
le canard cancane;
le cerf brame,
le chien aboie;
le chat miaule;
le cheval hennit, s'ébroue, piaffe, renâcle;
la chèvre bêle,
la chouette chuinte;
la cigale criquette;
la cigogne craquette ou glottore;
le cochon grouine;
la colombe roucoule;
le coq chante;
le corbeau croasse;
le coucou coucoule;
le criquet stridule;
le crocodile pleure;
le dindon glougloute;
l'éléphant barrit;
l'épervier glatit;
le geai cajole;
la grenouille coasse;
le hibou hulule;
l'hirondelle gazouille;
le lapin clapit;
le lion rugit;
le loup hurle;
la marmotte siffle, le merle aussi;
la mésange tintine;
le moineau pépie;
l'oie cacarde;
l'ours grogne;
le paon criaille ou braille;
la perdrix brourrit;
la pie jacasse;
le pinson ramage;
la pintade cacabe;
la poule caquette;
le poussin piaille,
le renard glapit;
le rossignol chante;
le sanglier grommelle ou nasille;
le singe hurle;
la souris chicote
1
L’héraldique
4 émaux:
sable noir
gueules rouge
sinople vert
azur bleu
2 métaux:
or jaune
argent blanc
senestre (g) inversé pour le spectateur (droite)
dextre (dr) idem, gauche
L’écu:
pals, fasces, les chevrons, le chef, le blason
Couleurs :
L’hermine, la contre-hermine
le vair, le contre-vair
la carnation (pour l’homme)
le naturel (pour l’animal)
le pourpre, ou le violet
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/08/73/00/H-raldique.pdf
1
Combat pour l’amour
Les pérégrinations des batraciens ont commencé. Les grenouilles se rendent sur leur lieu de ponte au péril de leur vie. Les
associations de protection des animaux ont lancé un appel à la prudence. Pour éviter d’écraser les amphibiens, l’automobiliste devrait zigzaguer, mais comment faire avec un taux de
0,0 0/00
dans le sang?
Des bénévoles ont érigé des murets au bord de certaines routes. Ils recueillent les bestioles pour les reconduire au marais. Il paraît que des vauriens, munis de seaux et de lampes, vont se
servir de nuit et revendent ensuite leur récolte à des hôteliers. Ainsi peut-on lire sur les ardoises de restaurants: «Cuisses fraîches». Pauvres
grenouilles, passer à la casserole lors d’un périple amoureux...
Expression: que signifie "Passer à la casserole"?
Le gagnant est: http://water-spring.over-blog.com/
8
Il est tombé dans la marmite
La gagnante est Magali: http://www.lasourceenchantee.net/
Il y a pris goût
Commentaire n° 1 posté par: bellelurette(site web) le 17/04/2007 - 09:25:45
Ce n'est pas la bonne réponse, A+
Comme Obelix, il est tombé dedans petit!! donc c'est un activité qu'on patique depuis petit, en suivant les traces de nos parents!!
Commentaire n° 2 posté par: Magali le 17/04/2007 - 18:56:24
Bravo Magali, c'est toi qui as trouvé la première. Bises et peut-être à Vidy samedi...
Devancé par Magali.
Mon instruction s'est souvent partagée entre Astérix et Gaston Lagaffe....
Cette question m'avait donc paru assez simple au premier à bord (ou "abord" ) ;-)
Commentaire n° 3 posté par: mistoufle le 19/04/2007 - 15:52:01
Tu te rattraperas une autre fois
On ne fait pas d'omelette sans casser d'oeufs
La gagnante est: http://silence-radio.blogspot.com/
Je ne suis pas dans mon assiette !
La gagnante est: http://bellelurette.over-blog.org/
Mettre du beurre dans les épinards
Le gagnant est: http://pat.duz.over-blog.org/
Va te faire cuire un oeuf !
La gagnante est: http://sophierodriguez.over-blog.com/
Donner la chair de poule
La gagnante est: http://bellelurette.over-blog.org/
Mettre les pieds dans le plat
La gagnante du jour est: http://www.summib.net/
Toto a été encore plus précis mais il est venu en retard... Merci à tous
N'en faisons pas tout un plat!
Le gagnant est: http://pat.duz.over-blog.org/
Elle a mis les petits plats dans les grands
Pas de gagnant
3
Rien à voir avec les bas nylon!
C’est là que le bât blesse
exprime la cause d’une peine ou d’une souffrance.
Explication:
L'origine de cette expression, souvent confondue avec le bas qui pourrait blesser l'amoureux impatient, remonte au milieu du XVe siècle. A cette époque, les muletiers posaient sur le dos de leurs bêtes de somme des bâts sur lesquels on accrochait les bagages et autres colis. C’est là que le bât blesse signifie que le bât mal fixé ou résultant d'une charge trop lourde pouvait irriter l'animal.
Par extension, et sur le plan psychologique, on emploie cette expression quand on a trouvé la cause d’une souffrance ou découvert le point sensible d’une personne.
Un bât mais aussi un cacolet
Un cacolet est une sorte de panier doté d'un dossier que l'on fixait sur le dos d’un cheval, d’un âne ou d'un mulet et qui servait au transport de personnes.
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L'expression
au temps pour moi
Le Français correct de Maurice Grevisse, Le Petit Robert et la plupart des auteurs normatifs (comme Girodet ou Jouette) préconisent «au temps pour moi». On évoque fréquemment une origine militaire («temps» successifs de maniement d'arme, comme on a «au temps pour les crosses»), parfois une origine musicale.
L'expression est utilisée par celui qui, investi de l'autorité (quelle qu'en soit la nature), vient de faire commettre une «fausse manoeuvre collective» et, par extension, par celui qui s'est trompé et s'en rend compte avant les autres.
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L’expression: à tire-larigot
Quand on était gamins, on disait souvent «A tire la rigole» pour exprimer l’abondance de quelque chose. Je crois même que c’était plus souvent «A tort la rigole», car il y avait une connotation punitive suite à un abus. «Tu viens de finir la bouteille de limonade que je viens d’acheter!», criait ma mère. Comme mon grand-père quand il rentrait de son tournoi de cartes et qu’il avait bu à tire-larigot sans pourtant tomber dans la rigole.
L’origine viendrait de gosier: boire «à tire-gosier», boire beaucoup.
Les Français penchent pour la version suivante: nom venant d’une des grosses cloches de la cathédrale de Rouen portant la marque
La Rigault , nom de son donateur, archevêque de son état. Son poids faisait tirer la langue aux sonneurs. Les pauvres avaient le gosier en pente...
D’autres linguistes penchent pour l’origine d’une petite flûte. Boire à tire-larigot viendrait de l’attitude apparentée au joueur de flûteau, qui ne quitte pas son instrument des lèvres et qui aspire comme un fumeur de joints!
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Les expressions (suite)
«Donner sa langue au chat»
signifie:
ne pas savoir, demander la solution; s'avouer incapable de deviner.
Exemple de dialogue:
Que signifie gamahucher? - J'sais pas!, j'donne ma langue au chat...
On sait que Georges Brassens aimait les femmes et les chats.
Il les a mis en chansons
Le testament
Qu'il boive mon vin,
qu'il aime ma femme
Qu'il fume ma pipe et mon tabac
Mais que jamais - mort de mon âme
Jamais il ne fouette mes chats
Quoique je n'aie pas un atome
Une ombre de méchanceté
S'il fouette mes chats, y a un fantôme
Qui viendra le persécuter
Brave Margot
Margonton la jeune
bergère
Trouvant dans l'herbe un petit chat
Qui venait de perdre sa mère l’adopta
Elle entrouvre sa collerette
Et le couche contre son sein
C'était tout ce quelle avait pauvrette
Comme coussin
Le chat la prenant pour sa mère
Se mit à téter tout de go
Emue, Margot le laissa faire
Brave Margot
Un croquant passant à la ronde
Trouvant le tableau peu commun
S'en alla le dire à tout le monde
Et le lendemain
Refrain
Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait que c'était pour voir son chat
Que tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
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Verser des larmes de crocodile
Une chanson parlait d'une fille en train de noyer son chagrin d’amour: «Tu pleures des larmes de crocodile.» L’auteur pensait que,
l’animal étant si grand, ses larmes devaient être immenses. Rien de plus faux! On dit que le crocodile vagit, du verbe vagir, attribué également au lièvre et au nouveau-né. Les vagissements sont
les cris de l’enfant qui vient de naître. La légende dit que, par ruse, le saurien imite le cri du nouveau-né pour qu’on s’en approche.
Alors Mesdames, méfiez-vous de votre fibre maternelle. En voulant porter secours au pseudo-bébé abandonné au
bord du marécage, vous pourriez vous faire manger toutes crues par ce grand hypocrite. Ses pleurs sont formés de larmes hypocrites, terme approprié à une personne pas sincère. Rien à voir donc
avec la fille qui pleure à chaudes larmes pour ses amours perdues...
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L’expression «Point barre»
Dactylographie : le point de ponctuation est toujours suivi d’un espace* qui s'obtient en appuyant sur la barre d'espace du clavier.
En fait, cette expression me semble relever d'une dérive incorrecte du langage puisqu'elle est employée avec le sens de point final alors que la barre d'espacement qui suit le point indique qu'il s'agit d'une simple ponctuation et donc qu'une nouvelle phrase commence. Point-à-la-ligne n'aurait pas la même force d'expression qui se veut sans réplique.
Autre hypothèse
Dans les lettres administratives émanant du Ministère des finances, le dernier alinéa se terminait non pas par un point mais par un point suivi d'une barre transversale (./) d’où l’expression point barre...
* d'une espace (féminin en terme typographique)
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«Prendre de la bouteille »
signifie: acquérir de l'expérience en vieillissant.
Certains confondent avec «prendre du poids, choper le gros ventre».
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Ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain
signification:
Perdre de vue l’essentiel d’une chose en décidant de la laisser tomber.
Les bains se prenaient dans un grand tonneau rempli d'eau chaude. L'homme de la maison avait le privilège de passer le premier, puis les autres fils et les hommes; après les mâles venaient les femmes et finalement les enfants. Le dernier de tous, le bébé. Mais comme l'eau était devenue très sale et qu'on pouvait perdre quelqu'un au fond, on lançait la phrase, avant de vider le tonneau : «Attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain...»
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