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© L'Air du temps

Sifranc le correcteur souhaite à tous ses visiteurs une bonne et heureuse année

 

L’Air du temps qui paraît dans trois quotidiens de Suisse romande – Le Journal du Jura (Bienne) – L’Express (Neuchâtel), L’Impartial (La Chaux-de-Fonds – revient sur l’actualité de 2009.

 

Le soussigné relate l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Il fait allusion à la manifestation paysanne qui a, dans le cadre de l’Olympiade des fromages à Saignelégier, houspillé une conseillère fédérale – présidente de la Confédération suisse 2010 – en jetant sur l’estrade de l’oratrice des bottes en caoutchouc.

L’auteur fait allusion ensuite aux scandales boursiers et à la grève des médecins. Pendant que les politiciens rabotaient sur les indemnités de chômage accordées aux moins de 30 ans.

Cette chère jeunesse, qui croit en sa planète que les anciens lui ont léguée, s’est fait tabasser à Copenhague lors du Sommet sur le climat. Que cette belle jeunesse se rabatte sur la vraie presse écrite de proximité – payante – plutôt que de lire le gratuit «20 Minutes» qui, dans des difficultés financières évidentes, a tout simplement rayé de la carte une frange de la communauté francophone. Il n’y en a que pour la presse Lausanne-Genève alors que la région de diffusion du Journal du Jura – la Bienne bilingue – vient d’offrir gratuitement 150 000 exemplaires pour le lancement d’un journal satirique «Vigousse» axé sur la région lémano-lémanique qui se prend pour le nombril de la Romandie (en se référant à l’émission TV «Tard pour Bar»). Tout ce que l’auteur de ce billet d’humeur souhaite, c’est que Barrigue puisse ajouter du poil à gratter dans son premier numéro de janvier!

 

Sifranc le correcteur, alias Francis Choffat


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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 01:19
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps

L’année des interdits s’achève, place à celle des obligations...

 

 

Notre traditionnelle sortie de famille se déroulait au restaurant le 1er dimanche de l’an. Au moment de l’addition, je me souviens que mon grand-père recevait un cigare estampillé: «L’auberge vous souhaite une bonne et heureuse année!» Idiot serait le cafetier qui, en ce 1er janvier 2010, proposerait un tel cadeau. Les temps changent, il y a 50 ans de cela. Hé, rigole pas, jeunesse... ça va t’arriver vendredi: tu vas en ramasser une de plus!

Quand j’étais jeune, j’allais chercher le lait au bidon. Le paysan trayait sa vache à la main et se sentait bien dans ses bottes. Il ne les lançait qu’avant d’entrer dans la chambre à coucher pour assurer la pérennité du domaine...

Les Trente Glorieuses se sont arrêtées en 1973. Depuis, la classe laborieuse attend une bonne et heureuse année. Mais c’est toujours les autres qui la prennent à leur compte... en banque.

En 2010, on se réjouit d’assister à des matches de football non truqués. On espère ne plus croiser dans la rue des médecins en grève: un pays malade de sa médecine, ça fait tache. Pour la planète aux soins intensifs, on consultera le tableau des visites. Ceux qui ont forcé la porte à Copenhague ont été chassés par des gaz nuisibles à la couche d’ozone et par des matraques abîmant le cuir chevelu.

Chère jeunesse, avant de faire le saut dans l’an neuf qui porte le chiffre 10, prends 20 minutes pour lire ce journal. A la dernière phrase d’un article sur fond bleu, il y a mes bons vœux, et ceux-là ne sont pas gratuits...


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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /2009 00:11
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps
Le quiproquo du texto

Dernièrement, un texto – vous savez, un de ces messages courts instantanés qu’on s’envoie par téléphone sans fil –, a joué un mauvais tour à des politiciens lors d’un congrès organisé au Canada. Comme quoi la communication de nos jours passe mal. Un parlementaire a reçu ce message lapidaire: «Thatcher est mort!», aussitôt transféré sur d’autres portables. L’assemblée a vibré en lisant furtivement en plein banquet l’annonce de la triste nouvelle. Il faut dire que chez ces gens-là, des conservateurs aguerris ayant pour égérie Margaret Thatcher, le choc a été violent.
Après enquête à Buckingham et au 10 Downing Street, les députés conservateurs ont découvert que le SMS avait été envoyé par le ministre canadien des Transports John Baird de son domicile à Toronto à un participant au colloque, pour lui annoncer que son chat de 16 ans, baptisé Thatcher, venait de mourir.
Imaginez que mon chien s’appelle Sarko ou mon perroquet (à lunettes) Johnny. Un texto rédigé à la va-vite pourrait créer la même panique en France. Quoique, pour le premier nommé, certains en feraient des gorges chaudes. Comme ceux qui, opposés à la politique de la Dame de fer, chantaient naguère avec Renaud ce joyeux pamphlet écrit en huit pieds et six verres de pastis: «Jouant au foot ou à la guerre/A celui qui pisse le plus loin/Moi je me changerai en chien/Si je peux rester sur la Terre/Et comme réverbère quotidien/Je m’offrirai Madame Thatcher...

Ce texte a paru mercredi 25 novembre 2009 dans Arc Presse

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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /2007 00:07
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps
Une raclette à discrétion pour les gogos


En séjour d’une semaine dans un centre thermal dont nous tairons le nom, nous avons été invités à une soirée gratuite, offerte dans le cadre du forfait Fitness+Wellness (en français dans le texte). La salle est pleine. Un employé s’apprête à chauffer le gril contenant des demi-meules de raccard. Comme l’employé est seul à se brûler les doigts, de pauvres serveuses font les navettes en courant de table en table, livrant les assiettes garnies de deux minuscules pommes de terre. Les clients salivent. Un buffet de salades trône dans l’arrière-salle pour faire patienter ce beau monde.
Un musicien interprète quelques morceaux sur son clavier électronique dans une ambiance bon enfant. Le hic, c’est que la portion de fromage fondu descend dans le gosier plus rapidement que la livraison. Faites le calcul: deux sommelières pour 80 personnes et un seul racleur...
La carte d’invitation précisait «Soirée raclette à gogo», donc «à discrétion». En moyenne, chaque convive a englouti deux portions de fromage. Les pauvres touristes venus en Valais pour déguster la fameuse raclette suisse vantée dans les prospectus n’auront en mémoire et dans l’estomac qu’une salade de carottes râpées et deux patates. Râpée aussi la soirée quand le musicien a entonné: «Bonsoir Mesdames, bonsoir Messieurs, c’est l’heure d’aller rêver.» Minuit était arrivé plus vite que le service. Le four à raclette était déjà débranché avec les restes d’une meule attendant la prochaine soirée dédiée aux gogos...
 


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Mercredi 14 février 2007 3 14 /02 /2007 00:01
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps
Les aveux confidentiels d’un cibiste

Avec l’avènement du téléphone mobile, le talkie-walkie a disparu. Dans les années 70, on voyait des cibistes arpenter les rues en grosses américaines flanquées d’antennes. Ils employaient un vocable propre à la Citizen Band. On s’était laissé dire qu’ils s’amusaient parfois à emprunter la fréquence radio réservée à la police. Ces forbans avaient réussi à localiser une patrouille en train de verbaliser pour un excès de vitesse. L’écoute illégale avait donné ceci:
– Chef, on vient d’intercepter un Allemand qui roulait à 180 km/h avec sa Porsche, qu’est-ce qu’on fait?
– Confisquez-lui sa bagnole et collez-lui une amende salée!
Cinq minutes plus tard:
– Chef, il y a un problème, le gaillard est un haut gradé de la police allemande!
– Bon, laissez-le rentrer avec sa Porsche mais prenez ses coordonnées pour le paiement de l’amende. Et faites-moi un rapport complet!
Cinq minutes s’écoulent:
– Chef, le gars de la Porsche refuse la contravention et menace de prendre un avocat.
– Bon, foutez-lui la paix mais faites-lui quand même la morale!
La leçon à tirer: afin d’éviter tout incident diplomatique, demande toujours le rang qu’occupe le contrevenant. N’oublie pas les bons préceptes si tu... lis bien: s’excuser d’abord et faire la morale ensuite. C’est ainsi qu’on fait avancer le Smilblick...

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Mardi 13 février 2007 2 13 /02 /2007 00:39
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps
Une cure de jouvence se prend en plein air dans une foule bigarrée


Dans les villes qu’on découvre à l’étranger, on est curieux de voir comment les gens s’amusent la nuit. Après les visites de cathédrales, de musées et de monuments, on s’enfile le soir dans une boîte afin de se divertir en musique. Pour se sentir à côté de la plaque, il suffit d’entrer dans une discothèque... un endroit conçu pour que les plus de 30 ans ne puissent pas connaître!
Par contre, rien ne vaut un bain de foule en plein air, toutes générations confondues, dans un festival. Afin de retrouver sa jeunesse perdue, on peut se pavaner sur la plaine de l’Asse avec une tartine et une canette ou s’éclater sans retenue sous les étoiles filantes de la mi-août dans les arènes d’Avenches.
En clôture de saison, il y a le Chant du Gros 2009, au Noirmont, pour se noyer dans les riffs de «Smoke on the Water», un titre qui n’a pas pris une ride. Les paroles du morceau relatent l’incendie qui avait complètement détruit le casino de Montreux en 1971 pendant le concert de Frank Zappa. La fumée planant sur l’eau (du lac) avait inspiré le groupe Deep Purple, désormais entré dans la légende lémanique.
Pour reprendre la rock and roll attitude de nos tendres années, il suffit de s’enfiler dans un costume hippie et de se croire à Woodstock sous l’orage en gueulant «No rain, no rain!» Un événement culte que les plus de 50 ans ont bien connu... par procuration. Les vieux baba cools restent en quête d’un esprit libérateur, un bandana pour cacher leur calvitie...

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Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /2007 00:10
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps
Une leçon de vie mise en bocal

 
C’est l’histoire d’un professeur de philosophie qui remplit devant sa classe un immense bocal. Il y engouffre des balles de golf. Le récipient est plein, admettent les étudiants qui ne comprennent pas, à ce stade, où le maître veut en venir. C’est alors que ce dernier y ajoute des billes. Les espaces laissés libres par les balles sont comblés. Les élèves le sont moins...
Le philosophe conclut sa démonstration en versant du sable dans le pot complètement plein, comme le prof... mais de bonnes intentions.
La conclusion de l’expérience prend une tournure sérieuse lorsque l’enseignant décode:
– les balles de golf sont les valeurs importantes de la vie comme la famille, les enfants, la santé, tout ce qui passionne. Nos vies seraient pleines quand bien même on perdrait tout le reste.
– les billes sont les autres choses qui comptent, comme le travail, la maison, la voiture, etc.
– le sable représente le solde, les petites choses de l’existence. Si on avait versé le sable en premier, il n’y aurait eu de place pour rien d’autre, ni les billes ni les balles de golf. Moralité: si l’on dépense toute notre énergie et notre temps pour des bagatelles, nous n’aurons jamais de place pour les choses importantes.
A chacun de nous d’établir ses priorités. Est-ce encore important, après cette leçon de vie, de se faire du mouron pour avoir égaré son natel, loupé une émission sur MTV, ou «oublié» de transférer tous azimuts et sous la contrainte le présent e-mail que vous venez de lire?

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Dimanche 11 février 2007 7 11 /02 /2007 00:00
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps
Tout le monde tombe dans le panneau!


Le géant de l’alimentation suisse s’est risqué à la guérilla publicitaire. Une amende pourrait s’élever à plusieurs milliers de francs pour infraction à la Loi fédérale sur la circulation routière. Il avait eu la mauvaise idée de coller un M orange sur des panneaux indicateurs à l’entrée de 67 villages contenant la même lettre que son enseigne. Le tarif de ce détournement de pub aura-t-il les résultats escomptés? On peut en douter. Par contre, le grand distributeur a cartonné avec un spot télévisé montrant une poule apprivoisée. L’héroïne sort de sa ferme de bon matin, parcourt la campagne et arrive en ville jusqu’au magasin. Là, elle pond dans un carton à œufs. Cette séquence plaît beaucoup au public et des vidéos circulent sur le Net.
Mais cette fois-ci, c’est les paysans qui tombent dans le panneau. Au téléjournal, une représentante de la paysannerie s’est élevée contre l’utilisation de cette poule qui traverse même au feu vert un passage pour piétons. Pourtant, bien que doublée, la fameuse poule n’a pas été brusquée, chouchoutée qu’elle est par sa dresseuse, Tatjana Zimek, une Allemande spécialisée dans l’animation animale pour le cinéma. Pour une fois qu’une pub ne fait pas fuir aux toilettes le téléspectateur, il ne fallait pas s’insurger. La vie peut aussi être marrante, non? Si je prétends qu’on manque d’humour dans l’agriculture, y a l’Fernand qui va me dire: «La ferme!»
En 2007, à Rochefort, un champ de blé avait été victime d’un «crop circle». Si d’éventuels extraterrestres – des Verts – devaient débarquer chez mes amis paysans, alors là je prendrais leur défense...




[Pub] Migros : Aliments frais et bio (2009)


La nouvelle pub Migros pour promouvoir les produits frais et issus de la culture biologique.


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Samedi 10 février 2007 6 10 /02 /2007 00:27
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps
La revanche du musicien de rue


On les rencontre dans les gares, assis devant leur crousille. Aucun regard ne croise celui qui tire sur son accordéon poussif dont plusieurs boutons se sont fait la paire. «La Paloma» est jouée en boucle sur deux accords par ces reclus de conservatoire. Au fait, saviez-vous que le compositeur de ce succès planétaire est mort dans l’oubli en 1865?
Le cinéaste Mark Johnson a sillonné la planète pour filmer une centaine de séquences de musiciens de rue. Ça donne, sous l’appellation «Playing for Change» (à voir sur You Tube), une reprise de la chanson «Stand By Me» qui s’étale de la Californie au Congo, en passant par la Nouvelle-Orléans, Amsterdam, l’Afrique du Sud, Toulouse, Rio, Moscou, Caracas, Pise ou Barcelone avec des musiciens qui ne se sont jamais rencontrés... Des milliers d’internautes ont vu ce patchwork musical qui constitue un cri pour la paix entre les peuples.
Dans un autre registre, le violoniste virtuose Joshua Bell a joué durant 45 minutes dans le métro de Washington en janvier dernier. Il n’a récolté que 32 $. Aucun applaudissement! Personne ne savait qu’il frottait son archet sur un Stradivarius de 1713 acheté quatre millions de dollars ni que, deux jours plus tôt à Boston, il avait rempli le théâtre au prix de 100 $ l’entrée VIP.
Entre ceux qui jouent comme des pieds, ceux qui illuminent la Toile innocemment et ceux qui, virtuoses, passent inaperçus dans un souterrain, avouons que la vie de musicien n’est pas facile.
Le jeune Soan, qui sort d’une bouche de métro, se bat comme un beau diable à Baltard pour devenir la Nouvelle Star. Une belle revanche sur l’anonymat...


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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /2007 00:05
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps
La chasse aux boutonneux


Après Mai 68, on criait avec Johnny Hallyday «Flagrant délit de jeunesse». Cette chanson nous collait à la peau alors qu’on militait pour plus de liberté: «On vous accuse de jeunesse / Vos habits et votre aspect / Vous rendent tous un peu plus suspects / En vérité je vous le dis / Vous vivez tous en flagrant délit / Flagrant délit de jeunesse / C’est un péché plus sérieux que l’ivresse.»
La chasse aux jeunes continue de nos jours. Les autorités de Mansfield (GB) ont installé un éclairage rose à certains endroits pour éviter les rassemblements d’adolescents. Ces lumières exagèrent l’acné juvénile. Des lampes normalement utilisées en dermatologie mettent en relief les vilains boutons. Les boutonneux honteux de leur visage bourgeonnant s’en vont glander ailleurs tandis que l’on tamise – à Londres! – la lumière dans les night-clubs pour masquer les rides des cochons de vieux qui viennent s’échanger les partenaires...
La City avait déjà diffusé en 2005 de la musique classique dans des bouches de métro pour chasser les rappeurs. Des chercheurs avaient même testé des émetteurs d’ultrasons audibles uniquement par les jeunes oreilles.
L’autre jour, dans une boutique, j’ai été gratifié d’un rap provenant de la cabine d’essayage, tandis que du côté de la caisse où m’attendait la couturière, une brailleuse anglaise vociférait des vocalises sur le haut-parleur d’une autre échoppe. A mi-chemin, j’avais envie de fuir cette musique de fond pour préserver mes tympans. Mais avec mon nouveau pantalon trop long, je ne pouvais pas courir...

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Jeudi 8 février 2007 4 08 /02 /2007 00:21
- Par Sifranc - Publié dans : © L'Air du temps

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