Faites un meilleur score que les Américains!
Cliquez ici pour la leçon de géographie; débuter en faisant F5
Hauptstädte
par Sifranc le correcteur
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Faites un meilleur score que les Américains!
Cliquez ici pour la leçon de géographie; débuter en faisant F5
Hauptstädte
par Sifranc le correcteur
La fin justifie les moyens
La bourgade de Bugarach, en France, fait l’objet d’une agitation planétaire. Des oracles prédisant l’apocalypse pour le 21 décembre 2012, ont choisi ce lieu perdu
dans l’Aude pour se sauver... Le Grand Enlèvement est annoncé au pied d’une mythique montagne, nommée Pech en Occitanie.
Bugarach DR
A lire dans la presse du 3 août 2011, un clic sur le lien ci-dessous
Bienvenue à la méridienne
Je n’ai encore rien fait aujourd’hui... je pourrais bien faire une sieste. Ou alors écrire un Air du temps, le premier dans ce nouvel espace graphique.
La Journée nationale de la turbosieste vient d’être lancée par la Prévention routière. L’association conseille les conducteurs de faire un somme de 15 min, dès 14h, pour lutter contre la fatigue. Voici un extrait de son communiqué truffé de banalités: «S’endormir aux commandes est dangereux car la somnolence provient du manque de sommeil; méfiez-vous quand les yeux brûlent, les paupières qui se ferment, les bâillements répétés, la vue brouillée, les sursauts et frissons; le seul moyen efficace de contrer la fatigue est de dormir suffisamment.» Des évidences qui enfoncent la porte ouverte de ma chambre à coucher! On nous prend pour qui?
Outre-Atlantique, une Journée nationale de la sieste sur le lieu de travail a été instaurée. Sur le Vieux-Continent, la Municipalité de Vechta (D) impose 20 min de repos à ses employés et les encourage à prendre des cours sur le roupillon, dont on distingue plusieurs types: la microsieste d’à peine 5 min, la sieste éclair qui dure entre 10 et 30 min et la royale qui s’étale sur une heure. La crapuleuse n’est pas évoquée...
Eh, eh, réveillez-vous, c’est fini! Regardez la boule de notre nouveau graphiste: elle indique qu’il faut s’arrêter de lire...
Etalage de confiture en action...
... «en promotion!» aurait rectifié Maître Capello dans Le Francophonissime qui a éveillé nos esprits de potaches dans les années 70. Les archives Web de la TSR rediffusent ce jeu culturel. Des nostalgiques ont écrit sur le site: «Une belle leçon pour notre télé actuelle, insipide et stupide.»
Pourtant frileux face aux jeux télévisés, je me suis régalé dernièrement dans les Douze Coups de midi sur TF1 grâce à Pierre-Marie, maître qui a marqué l’émission présentée par le fantastique improvisateur Jean-Luc Reichmann. J’envisageais de rompre cette corvée télévisuelle lors de la chute dudit maître, mais j’ai été emballé par son successeur, Alexandre, candidat exceptionnel qui a raflé plus de 400 000 € de gains. Le tenant du titre actuel se nomme Cyrille – alias Schtroumpfy – que des internautes malintentionnés traitent de prétentieux alors qu’il est plutôt du genre réservé, sauf quand il prend la rock’n’roll attitude. Pour rigoler, donc...
Ces courageux anonymes, cultivés en langue vipérine, sévissent sur le forum de TF1. Ils soupçonnent la production de gonfler l’audience en posant des questions faciles aux leaders. Ces frustrés se fendent de commentaires truffés de fautes d’orthographe. Dès lors, on comprend vite qu’ils n’ont pas l’étoffe d’un Maître de midi qu’ils jalousent...
Jacques Capelovici, en 1984, avait sorti un livre «En plein délire scolaire» qui déplorait les carences de l’enseignement du français. On peut donc rendre un hommage posthume – de bon aloi – à ce grand visionnaire!
Vous reprendrez bien une quiche aux vers?
Un entomologiste néerlandais a tenu une conférence universitaire sur la consommation des insectes à des fins alimentaires. L’entomophagie serait en passe de
détrôner la cuisine occidentale. Les étudiants ont eu l’occasion de goûter une tartelette aux vers. La protéine a le goût de noisette quand elle n’est pas mélangée à du chocolat. Si je dois un
jour m’astreindre à engloutir des bestioles grouillantes, je suis persuadé que la revanche sera imparable: des vers viendront me bouffer dans ma tombe...
Le scientifique a ensuite convié l’assistance à un banquet: rouleaux de printemps aux sauterelles, crème aux larves, quiche aux vers de farine. Parmi les insectes
comestibles, 1200 espèces, on trouve des moucherons, guêpes, termites et coccinelles. Selon l’entomologiste-nutritionniste, chacun de nous, à son insu, mange en moyenne 500 grammes d’insectes par
an, dissimulés dans de la confiture aux framboises ou du pain... Pour moi, un ver ça va, trois vers, bonjour les dégâts!
Une de mes tantes était horrifiée par une colonie de fourmis qui montait de son jardin pour envahir sa cuisine. Le droguiste lui avait vendu un insecticide. Si elle
avait su! La nourriture était livrée à domicile... Avec les fourmis, on réalise les meilleurs banquets, selon les chercheurs.
Le lombric a été élu Animal de l’année 2011 par Pro Natura. Qu’on protège donc ce digne gardien des sols suisses et qu’on le biffe des menus concoctés par des
savants: ça m’évitera d’en trouver un dans mon assiette!
Le vin ne dit pas toujours la vérité
Alors qu’on venait de se marier, il y a 41 ans aujourd’hui (pile!), j’ai pris ma belle par le bras dans un restaurant gastronomique. A observer les salamalecs du
personnel adressés aux clients, j’ai fait le dandy. A l’issue du repas, un serveur me présente une boîte de cigares. Jouant au plus fin, car non-fumeur, je choisis le plus gros. Le garçon me tend
un objet en métal. Je m’avance, le fruit défendu au bord des lèvres. «L’autre bout, s’il vous plaît...» m’explique-t-il avec ménagement. L’appareil était un coupe-cigares!
Pour un moment exclusif passé dans l’antre de la haute gastronomie, on se doit de jouer au connaisseur. Si l’on consent un prix exorbitant pour la bouteille d’un
cru rare, il faut montrer qu’on a de la culture œnologique: le nez, la robe, la bouche...
Dernièrement, un ami – placé en bout de table – a dû goûter un grand vin lors d’une réception. Pour satisfaire les convives et avancer les libations, il a lancé:
«Vous pouvez servir!» Il a suffi qu’un esthète se profile: «Il a le goût de bouchon!» pour que toute la tablée se mette à l’unisson. Un chef de rang se précipite pour trancher. Aussitôt, il donne
l’ordre à la sommelière de retirer tous les verres pour un second service. La honte pour le dégustateur!
Au terme du long discours sur la nouvelle année que tout le monde souhaite bonne à chacun, j’ai pensé qu’il valait mieux, lors du banquet de Noël, laisser un
collègue frimer plutôt que de crier «santé» à la cantonade. Qu’il fourre lui-même son nez dans le calice jusqu’à la lie... Bonne année!
L’erreur du feu...
Depuis l’interdiction de fumer dans les établissements publics et les messages morbides imprimés sur les paquets, la cigarette est accusée de plusieurs maux
collatéraux. Il y a le tapage nocturne dans les rues, surtout aux abords des discothèques, et les mégots qui traînent dans les caniveaux.
Dès le printemps 2011, le maire de Paris va engager des clowns comme «agents de silence». Leur mission sera de faire taire avec un maximum d’humour les fumeurs
postés sur les trottoirs. Selon Bertrand Delanoë, les nuits sont interminables et les tabacomaniaques prolongent la fête jusqu’à 5 heures, quand Paris s’éveille...
Pourra-t-on réintégrer tout ce beau monde dans les bars grâce à la cigarette électronique? En tout cas, plus de cendriers mais un attirail lié à cette invention: un
chargeur 110~240 V, un adaptateur USB, deux piles, cinq recharges avec goût au choix: menthe, pomme, fraise, vanille, café, chocolat, caramel, etc., une batterie de rechange, un
pulvérisateur-atomiseur avec le doseur de nicotine incorporé.
En relisant l’Histoire de France, on apprend que l’avènement de l’herbe à Nicot avait généré des accessoires allant de la tabatière de luxe au crachoir de poche.
Les nobles prisaient, le peuple chiquait.
Charles IX souffrait de violentes migraines que les médecins n’arrivaient pas à soigner. Quelques prises de tabac en poudre dans les narines royales lui ont
provoqué des éternuements qui l’ont définitivement guéri de ses maux. Le remède était trouvé. L’erreur fut d’y mettre le feu...
Quand les grands de ce monde pourront enfin retirer leurs paroles
Afin de nous épargner les banales fautes de frappe dans cette rubrique, nous avons recours au correcteur électronique. Dommage que les ados ne s’en servent pas
davantage sur leurs blogs. Ces nantis qui s’ignorent n’ont pas connu l’époque des machines à écrire qui nous obligeaient à retourner au mot fautif pour le retaper sur un Tipp-Ex. Cette action
laissait une vilaine cicatrice sur le papier. Pour un courrier officiel, il fallait tout recommencer!
Dans le domaine de la photo numérique, les logiciels sont aussi utiles. Tout peut être retouché après-coup. Le simple amateur réussira un bon cliché sans se soucier
de la netteté, de la sous-exposition et du cadrage. En plus, son modèle féminin pourra être débarrassé de son nez proéminent, de ses boutons au visage et de sa culotte de cheval.
Le plus déloyal, c’est le software Auto-tune qui permet à tout un chacun de chanter juste. Pour certains candidats qui détonnaient au concours de chant X-Factor,
des fausses notes ont été ramenées sur la bonne tonalité. Il paraît que des stars de la chanson utilisent cette technique, la version live trahissant la version studio.
Sur le clavier de l’ordinateur, la touche Ctrl+Z permet d’annuler une saisie et de revenir à l’état premier. Une façon de se retirer avec élégance. On pourrait
installer cette fonction sur la langue des hautes personnalités. C’eût été utile à Sarkozy en 2008 et à Rachida Dati pour son récent lapsus linguae à Canal+. Des conneries que je ne répéterai pas
ici, tous les enfants n’étant pas encore couchés...
Les appels à l’aide vont
à vau-l’eau
Autant lancer une bouteille à la mer avec un e-mail dedans: l’espoir qu’une bonne âme daigne se mouiller pour lire le message tient de l’utopie. Savons-nous encore la signification du mot «aide»?
Il est bien loin le temps où le routier avait son aide-chauffeur. Aujourd’hui seul, il doit tordre son camion dans des giratoires inadaptés aux gabarits. En cause: les urbanistes diplômés ès chicanes.
A Serrières, rue Coquemène,
les automobilistes doivent monter sur un trottoir pour ne pas rayer des carrosseries parquées correctement en épi. Une pétition adressée aux autorités reste
en plan concernant un quartier où des gendarmes couchés et bennes à cloche ont bouffé des places de parc. Dans les hautes sphères, les technocrates pensent que le bas peuple va se taire et
continuer de payer son pain blanc aux amandes (!) et ses macarons...
Dans l’aviation, l’aide s’envole aussi. Ryanair voudrait remplacer les copilotes par des stewardess, au pied levé et les fesses en l’air...
Alors qu’on fête le rail, un Intercity est resté en rade à Cornavin: pas de mécano pour continuer le trajet jusqu’à l’aéroport de Genève. L’aide est venue à 22h25 par les haut-parleurs: «Suite à l’absence de mécanicien, le train partira avec un retard indéterminé.»
De nos jours, les appels à l’aide se résument ainsi: pour un renseignement, tapez la touche 1; pour une proposition, tapez 2; pour une réclamation, tapez 3.
Et celui qui n’en pourra plus... finira par taper.
Mais qu’ont-ils tous
à courir comme ça?
La maladie doit son nom à celui qui l’a découverte, Monsieur Alzheimer dont j’ai oublié le prénom. A un certain âge, quand les raideurs se déplacent dans la nuque
et les reins, on doit faire face à la réalité: la mémoire se dilue avec le temps. Le laboratoire américain Eli Lilly était sur le point de commercialiser un nouveau médicament appelé Semagacestat
à même de redonner vie aux cellules abîmées du cerveau. Les chercheurs, impuissants, ont dû mettre fin à deux essais cliniques étendus dits de phase 3 – dernier stade avant la demande de mise sur
le marché –, les résultats préliminaires ayant montré que le traitement ne ralentissait pas la dégénérescence. Le New York Times a repris les propos d’un professeur qui avoue, depuis ce constat
négatif, ignorer les causes de la pathologie. Selon l’OMS, quelque 37 millions de personnes dans le monde, dont 5,3 millions aux USA sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. Le laboratoire
susnommé fabrique le Cialis, une pilule concurrente à la bleue, remède miracle contre les troubles érectiles. Paradoxalement, la science a réalisé depuis dix ans une avancée pour le redressement
des amours molles. Suite à l’échec du Semagacestat, on verra bientôt des vieillards ragaillardis faire la cour à de gentes dames et perdre aussitôt le fil du dialogue: «Je ne sais plus pourquoi
j’ai couru derrière vous.» Au fait, ça m’est revenu, le prénom, c’est Aloïs...
paru dans ArcPresse le samedi 11 septembre 2010
JJ- main -2010-09-11-032
par Sifranc le correcteur
Des débats aussi plats qu’un écran à haute définition verbale
Sur les chaînes françaises, l’attrait que l’on porte au débat politique tombe souvent comme un soufflé. On aimerait pouvoir se forger une opinion en écoutant les invités, annoncés sur le plateau comme experts.
L’animateur s’ingénie à déstabiliser les interlocuteurs en leur coupant la parole. Les sujets qui fâchent sont confiés à des champions du consensus. Leurs propos annihilent la compréhension du téléspectateur. Un mot anodin lâché dans la précipitation peut d’un seul coup titiller la susceptibilité d’un participant au dialogue, annoncé pourtant comme ouvert. Les élucubrations d’un plus savant croisent celles d’un plus arrogant qui se fera un malin plaisir de nous aiguiller sur un autre débat déjà avorté dans l’œuf.
A la Télévision suisse romande, rien de tout ça. Infrarouge a débattu mardi soir sur la formule magique et le bien-fondé de donner au peuple la possibilité d’élire les membres du Conseil fédéral.
L’animatrice Esther Mamarbachi a su garder son calme devant une Salika Wenger remontée et frustrée, un Hans Fehr pas très convaincant, pourtant soutenu par un brillant orateur Josef Zisyadis. Plus réaliste, Jean Studer a relevé que «si un système garantissait le bon fonctionnement d’un gouvernement, ça se saurait».
Générique de fin, une page de pub: les chiottes de milliers d’abonnés à Billag se sont remplies en même temps. Une belle unanimité venant du peuple...
Les jolies colonies de vacances, you kaïdi aïdi aïda
Merci Maman, merci Papa, tous les ans, je voudrais que ça r’commence! Mes chers parents, je vous écris une petite bafouille, pour pas qu’vous vous fassiez d’mouron.
Ici on est aux p’tits oignons, on mange de la salade aux patates, préparée la veille et mise soigneusement dans du papier d’alu. Pour becqueter on nous met à l’aise, c’est vraiment comme à la
maison sauf qu’il n’y a pas d’frigo. Pour se baigner, c’est l’coin tranquille, on plonge dans le bassin d’une usine sous un viaduc. Paraît qu’on a tous le typhus, on a l’pétrus tout boutonneux et
l’soir dans nos pieux, on compte à çui qu’en aura l’plusse. J’suis un grand garçon maintenant, je n’suce plus mon pouce. Dans les dortoirs, on s’invente des rêves trash mais c’est pas grave, on
avait déjà tout vu ça sur des CD à la maison.
Hier, on est allé faire du canoë sur un lac, un vrai, pas comme à Rust. On a affronté un vent à 105 km/h, c’était super, des vagues de deux mètres, mieux qu’au parc
d’attraction. C’était comme à la disco avec des spots clignotants sur les bords. Maman, s’il te plaît, demande à papa s’il aurait pas encore la vieille chanson de Pierre Perret de 1966, faudra
qu’on l’apprenne par cœur à la chorale du collège. On vous la chantera aux promos l’année prochaine. Bon, faut que j’vous quitte, on a la visite de l’inspecteur Colombo, ben quoi, son sosie, qui
tourne une pièce de théâtre avec tout plein de psys.
*Toute ressemblance avec des situations réelles ou avec des personnes existant ou ayant existé ne saurait être que fortuite.
Derniers Commentaires